Continuité des soins : deux semaines de plus pour demander l’intervention
Des problèmes techniques empêchent certains cabinets d’introduire leur demande d’intervention pour la continuité des soins. L’Inami prolonge donc la période de demande de deux semaines. Les généralistes et les maisons médicales ont jusqu’au 15 novembre 2026 inclus pour accomplir la démarche.

Un délai supplémentaire pour les cabinets confrontés à des difficultés informatiques : l'INAMI reporte la clôture des demandes pour l’intervention annuelle destinée à soutenir la continuité des soins. Initialement fixée au 31 octobre, l’échéance passe au 15 novembre 2026 inclus. L’Institut explique cette prolongation par les problèmes techniques rencontrés par certaines pratiques au moment d’introduire leur dossier.
Pour les médecins concernés, ce report permet de finaliser la démarche malgré ces difficultés. Il reste essentiel de respecter la nouvelle date : sur sa page consacrée à l’intervention, l’Inami précise que les demandes introduites en dehors de la période prévue ne sont plus valables.
ProSanté devient le passage obligé
La campagne 2026 s’accompagne d’un changement pratique : les demandes passent désormais par ProSanté, qui remplace l’ancien formulaire en ligne. Le médecin individuel accède à l’intervention depuis « Mes Services ». Pour une pratique de groupe, il faut d’abord ouvrir la rubrique « Groupements », puis sélectionner le groupement concerné.
POUR RAPPEL : avant l’envoi définitif, le demandeur doit vérifier ses coordonnées et son numéro de compte, renseigner les infirmiers concernés et compléter les déclarations requises. Une fois introduite, la demande ne peut plus être modifiée. Tous les contrats éligibles doivent donc figurer dans un seul dossier : plusieurs demandes pour un même numéro d’entreprise ou une même adresse de travail sont impossibles. Le paiement interviendra avant le 31 mars 2027.
Une collaboration durable à soutenir
Cette intervention finance une collaboration fixe avec un infirmier ou un assistant de pratique. Depuis 2026, elle constitue l’unique intervention annuelle de ce dispositif, celle pour la gestion du cabinet ayant disparu.
Le contrat doit être à durée indéterminée, couvrir au moins six heures par semaine et avoir commencé au plus tard le 31 août de l’année de prime. Le report concerne donc l’introduction du dossier, sans déplacer la date de début du contrat ouvrant le droit à l’aide.
Le cabinet doit également atteindre les seuils d’activité : au moins 500 dossiers médicaux globaux au 31 décembre de l’année précédente et 25.000 euros de remboursements de prestations de médecine générale durant cette année. L’arrêté prévoit une dérogation pour les généralistes individuels agréés depuis moins de cinq ans au 1er janvier de l’année de prime.
Un montant lié au volume horaire
L’aide varie selon le total des heures hebdomadaires : entre 2.000 et 4.000 euros pour six à douze heures, entre 5.000 et 10.000 euros au-delà de douze heures et jusqu’à 19 heures. Pour plus de 19 heures et jusqu’à 38 heures, elle atteint entre 9.093 et 18.187 euros. Les montants augmentent ensuite par paliers, selon les limites fixées par l’arrêté royal du 30 août 2026.
Attention enfin : l’Inami indique que l’absence de formation organisée par les Régions empêche encore de demander l’intervention pour un assistant de pratique. Un assistant administratif n’ouvre pas davantage ce droit.