Kathleen Depoorter se réjouit que le gouvernement aborde les problèmes liés aux antibiotiques par dose
« Toute bonne mesure doit également être applicable »
Le gouvernement fédéral se penchera demain sur la mise en place prévue de la délivrance des antibiotiques à la dose. Kathleen Depoorter (N-VA) se réjouit que les problèmes pratiques soient de nouveau à l’ordre du jour du gouvernement. Elle espère qu’une solution sera trouvée qui préserve le principe de la réforme, tout en garantissant une mise en œuvre viable pour les patients et les professionnels de santé.
Cette semaine, on a appris qu’à la suite d’ une démarche de l’APB, la mise en place de la délivrance d’antibiotiques à l’unité – normalement prévue à partir du 1er octobre – serait reportée de trois mois, au 1er janvier. Le nouveau système soulevait encore trop de questions chez les pharmaciens. Le cabinet Vandenbroucke a tenu compte des préoccupations de l’APB et a accepté ce report.
Kathleen Depoorter, députée de la N-VA et pharmacienne, a également constaté qu’il régnait une grande confusion autour de la nouvelle réglementation. « Ces dernières semaines, les pharmacies, les médecins et les éditeurs de logiciels ont clairement signalé que tous les systèmes n'étaient pas prêts à appliquer correctement cette mesure à compter du 1er octobre. Une mise en œuvre précipitée risque donc d'entraîner des problèmes administratifs et une confusion tant pour les professionnels de santé que pour les patients. »
Mme Depoorter n’a aucun problème avec le principe. « La délivrance d’antibiotiques à l'unité est une mesure importante dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques et a été convenue lors de la formation du gouvernement. Pour la N-VA, le principe n’est pas remis en cause : un patient reçoit la quantité d’antibiotiques nécessaire au traitement prescrit, ni plus ni moins. Mais la mise en œuvre pratique doit également être réalisable. »
Prendre les signaux au sérieux
Kathleen Depoorter : « Je me réjouis que le gouvernement discute demain des problèmes que nous avons soulevés. Le principe est bon et nous le soutenons pleinement. Mais toute bonne mesure doit également être applicable. Lorsque les pharmaciens, les médecins et les éditeurs de logiciels indiquent qu’ils ne sont pas encore prêts sur le plan pratique, il faut prendre ces signaux au sérieux. Réformer, c’est plus que simplement respecter une date sur le calendrier. »
« Un report au 1er janvier nous donne trois mois pour peaufiner les systèmes, bien préparer les professionnels de santé et éliminer les défauts de jeunesse. Ce n’est pas un pas en arrière. Au contraire : c’est s’assurer qu’une réforme nécessaire soit réellement couronnée de succès. Une réforme qui, sur le papier, démarre à temps mais qui, dans la pratique, sème la confusion, n’apporte rien au patient. J’espère donc que le gouvernement optera demain pour une mise en œuvre réalisable et rigoureuse », conclut Depoorter.