OpinieZiekenfondsen

« BIM » comme:  « Belle Ineptie Mutualiste » 

Un statut BIM pour couronner une carrière complète de spécialiste

Ce 1er septembre, une de mes consœurs spécialistes, était officiellement pensionnée. Le jour même, sa mutuelle, lui envoyait un document pour lui proposer le statut de BIM.  Cette collègue a fait toute sa carrière comme médecin indépendant, partagée entre une pratique hospitalière et une pratique privée « full time ». Alors, expliquez-moi ce qui peut justifier, après une carrière médicale complète, la proposition d’un statut BIM ?

Dr Patrick De Moor - 14 september 2026

Patrick De Moor

Il semblerait que cela provienne de ses quelques années d’assistanat, seule période où elle fut salariée.  Choquée, elle m’a contactée pour dénoncer cette dérive aussi incompréhensible qu’inadmissible !

BIM : un statut très lucratif pour les mutuelles

Pendant que le gouvernement cherche à mettre la main sur 10 milliards pour boucler son budget, nos instances mutualistes ne trouvent rien de mieux que de jeter l’argent public par les fenêtres, en s’enrichissant un peu plus au passage, puisque chaque statut BIM inscrit chez elles, leur rapporte de l’argent. Elles ont donc tout intérêt à les distribuer sans compter et surtout sans se soucier du patrimoine financier des personnes à qui elle l’accorde.

Qui plus est, cela fait frémir de plaisir notre ministre de la Santé qui voit là, le moyen le plus efficace d’empêcher les médecins de s’enrichir, en nous interdisant de leur demander le moindre supplément.

21 % de la population Belge et jusqu’à 30% à Bruxelles sont BIM : surconsommation médicale assurée

Si c’est comme ça que Frank vandenbroucke espère faire des économies dans le secteur des soins de santé, c’est bien mal parti ? En offrant à plus d’1 belges sur 5, le statut de BIM, à savoir une médecine entièrement gratuite avec tous les abus que cela génère, il contribue au contraire à une surconsommation médicale coûteuse et inacceptable par les temps qui courent…

Il y a-t-il réellement une volonté politique de recadrer les mutuelles et de récupérer les milliards de bénéfices qu’elles ont engrangé ?

Si la volonté politique était réellement présente, il serait pourtant assez facile de trouver quelques milliards pour alléger la dette publique… il suffirait de les (re)prendre dans la poche des mutuelles qui ont réalisé plus de 7 milliards de bénéfices cumulés, investis dans différents domaines tels que des hôtels de luxe, des chaines de pharmacies et parapharmacies et même des hôpitaux (Solidaris).

Alors quand son patron, Jean Pascal Labille, nous parle d’équité sociale et que les médecins doivent y contribuer en se serrant la ceinture, lui qui touche un salaire exorbitant comparable au « top management » des chefs d’entreprises belges, alors qu’il est dans la fonction publique, il y a quelque chose de franchement écœurant dans ses propos…

Pourquoi nos instances mutualistes sont-elles à ce point intouchables ?

- Quelle omerta les protège ?

- Pourquoi font-elles autant de bénéfices alors qu’elles ont un statut d’ASBL ?

- Pourquoi ne payent-elles pas d’impôts sur leurs activités commerciales particulièrement lucratives ?

- Pourquoi ne contribuent-elles pas à réduire la dette publique alors qu’elles en ont largement les moyens ?

- Pourquoi le gouvernement ne s’attaque-t-il pas à une refonte profonde de leur statut et de leur fonctionnement obsolète et coûteux, près de 1,2 milliards/an?

- Pourquoi sont-elles toujours politisées ?

- Une seule instance fédérale ne serait-elle pas nettement plus efficace et moins onéreuse (Économie d’échelle) ?

Autant de questions auxquelles nos politiciens ne semblent pas avoir envie de répondre… Curieusement personne ne semble avoir le courage de mettre la main dans ce nid de vipères

Les mutualités socialistes : la poule aux œufs d’or de notre ministre de la Santé

Et pendant ce temps-là, notre ministre, qui protège les mutualités socialistes comme sa poule aux œufs d’or, et qui consent à toutes leurs exigences, est entrain de détricoter notre médecine de qualité en imposant aux médecins des restrictions budgétaires stupides et inappropriées, comme la suppression des 10% accordés aux assistants en chirurgie ou l’interdiction pour les médecins généralistes de prescrire un scanner de la colonne….

Un modus operandi mafieux

Pire encore, il élargit le pouvoir des mutuelles en leur octroyant un droit de contrôle supplémentaire sur les médecins, alors que cela ne devrait absolument pas figurer dans leurs attributions…

Ce modus operandi, qui s’apparente dangereusement à un mode de fonctionnement mafieux, est tout simplement intolérable dans une démocratie.

Je ne puis que vous conseiller de lire l’article très pertinent, publié par Medisquare ce 9 avril dernier, intitulé : « Mutuelles : dérives, emprise et conflits d’intérêts – enquête su un système à bout de souffle ».

Je le répète, une fois encore, monsieur le ministre, vous ne méritez pas de nous représenter...

Le Dr Patrick De Moor est médecin généraliste à Bruxelles. Diplômé de l’Université catholique de Louvain, il est également entrepreneur, il défend une médecine libérale et intervient régulièrement dans le débat sur l’organisation et le financement des soins de santé en Belgique.

 

 

 

Proef ons gratis!Word één maand gratis premium lid en ontdek alle unieke voordelen die wij u te bieden hebben.
  • digitale toegang tot de gedrukte magazines
  • digitale toegang tot Artsenkrant, De Apotheker en AK Hospitals
  • gevarieerd nieuwsaanbod met actualiteit, opinie, analyse, medisch nieuws & praktijk
  • dagelijkse newsletter met nieuws uit de medische sector
Heeft u al een abonnement? 

Wat heb je nodig

Meer weten over

Deel je (nieuws)verhaal

Heb je nieuws dat relevant is voor onze redactie? Deel het met ons via het meldformulier.

Nieuws melden
Print Magazine

Recente Editie
08 september 2026

Nu lezen

Ontdek de nieuwste editie van ons magazine, boordevol inspirerende artikelen, diepgaande inzichten en prachtige visuals. Laat je meenemen op een reis door de meest actuele onderwerpen en verhalen die je niet wilt missen.

In dit magazine