L'Inami approuve une convention pour les soins liés aux cancers de la tête et du cou
Le Comité de l'assurance de l'Inami a approuvé lundi la convention type portant sur les conditions pour rembourser, dans les centres de référence, les soins complexes dispensés aux patients atteints de tumeurs malignes de la tête et du cou (ou cancer ORL), indique l'institut fédéral dans un communiqué.
Concrètement, ces traitements ne seront remboursés que s'ils sont dispensés dans un nombre limité de centres de référence. Actuellement, ces cancers sont traités dans 99 hôpitaux différents. À l'avenir, la prise en charge devra se faire dans des centres disposant d'une expérience suffisante dans le traitement de ce type de cancer complexe.
A noter que leur nombre et leur localisation n'ont pas été définis.

En Belgique, un cancer de la tête et du cou est diagnostiqué chez environ 2.700 personnes chaque année.
Aussi bien le diagnostic que le traitement et les soins post-opératoires nécessitent une expertise approfondie, souligne l'Inami, et ce en raison des nombreuses structures anatomiques étroitement entrelacées et des nombreux tissus, à cet endroit du corps, ainsi qu'en raison de l'interaction complexe avec des fonctions corporelles essentielles telles que la respiration, la déglutition et la parole.
Le traitement peut comprendre la chirurgie, la radiothérapie, des médicaments, ou une combinaison de ces traitements.
La convention conclue entre l'Inami, les médecins, les hôpitaux et les mutualités définit les conditions applicables aux centres de référence et centres spécialisés en radiothérapie pour l'organisation de consultations multidisciplinaires en oncologie; les opérations chirurgicales et les radiothérapies avec ou sans médicaments.
Les centres de référence doivent aussi avoir réalisé, sur une base annuelle et en moyenne, un traitement chirurgical pour trente patients au moins, et un traitement de radiothérapie pour trente patients au moins.
Pour être éligible en tant que centre de référence, un centre doit avoir réalisé, pendant cinq ans, la partie centrale de trente traitements au moins par an pour des patients chez lesquels un cancer de la tête et du cou a été nouvellement diagnostiqué, détaille l'Inami. Les centres de référence doivent aussi avoir réalisé, sur une base annuelle et en moyenne, un traitement chirurgical pour trente patients au moins, et un traitement de radiothérapie pour trente patients au moins.
Les centres spécialisés en radiothérapie doivent, eux, avoir réalisé, sur une base annuelle en moyenne et pendant cinq ans, la partie centrale de trente traitements au moins, et au moins trente traitements de radiothérapie. À côté de ces critères de volume, les centres doivent disposer d'une équipe multidisciplinaire spécialisée et d'une infrastructure adaptée.