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96,1 % des professionnels de santé consultés estiment que la concertation ne suffit plus

L'UBPS-BUG appelle à préparer une mobilisation nationale du secteur des soins de santé

Alors que 96,1 % des soignants jugent la concertation désormais insuffisante, l’UBPS‑BUG appelle à préparer une mobilisation nationale. Face à une crise de confiance profonde entre le terrain et les autorités, les professionnels de santé réclament une réponse unitaire pour défendre leur autonomie et l’avenir du système de soins.

L'UBPS - 22 juni 2026

Une opinion de l'Union Belge des Prestataires de Soins (UBPS)

poing sur la table soignant

La publication de la loi-cadre au Moniteur belge marque un tournant majeur dans la relation entre les professionnels de santé et les autorités. Pendant des mois, les soignants ont participé aux concertations, répondu aux consultations publiques et transmis leurs observations concernant la loi-cadre ainsi que le test de proportionnalité.

Des milliers de réactions ont été formulées. Des milliers de professionnels ont pris le temps de participer au débat. Pourtant, la loi-cadre a été publiée. Pour de nombreux soignants, cette publication a profondément fragilisé la confiance dans les mécanismes actuels de concertation.

Une question se pose désormais : à quoi sert de consulter le terrain si les décisions semblent déjà prises ?

1.120 professionnels consultés et un message sans équivoque

Afin d'évaluer l'état d'esprit du terrain, l'Union Belge des Prestataires de Soins (UBPS-BUG) a mené une consultation nationale auprès de 1.120 professionnels de santé, dont 787 francophones et 333 néerlandophones.

Compte tenu des canaux de diffusion utilisés (réseaux professionnels, presse médicale, organisations représentatives et relais syndicaux), les répondants sont principalement des médecins et des dentistes.

Les résultats sont sans appel :

  • 76,4 % souhaitent qu'une mobilisation forte ou une grève nationale fasse partie de la prochaine étape du mouvement ;
  • 87,5 % souhaitent que des actions juridiques soient engagées ;
  • 67,9 % soutiennent une stratégie combinant mobilisation nationale et recours juridiques ;
  • Seuls 3,9 % considèrent que la concertation seule constitue encore une réponse suffisante.

96,1 % des répondants estiment donc que le temps de la simple concertation est révolu. Pour des professions historiquement peu enclines aux mouvements sociaux, ce résultat constitue un signal d'alarme majeur.

Les soignants appellent à une réponse commune de toutes les professions de santé

Au-delà de la question de la mobilisation, un autre enseignement ressort avec force des témoignages recueillis. Les répondants réclament massivement une réponse commune de l'ensemble des professions de santé : médecins généralistes, médecins spécialistes, dentistes, hygiénistes bucco-dentaires, kinésithérapeutes, logopèdes, infirmiers, sages-femmes… Les professionnels considèrent que les réformes actuellement engagées dépassent les intérêts d'une profession particulière.

Elles concernent l'avenir même du système de santé belge. Le terrain ne demande pas uniquement une mobilisation. Il demande une mobilisation unitaire.

Une crise de confiance qui dépasse les problèmes de la loi-cadre

Les inquiétudes exprimées par les professionnels ne concernent pas uniquement les aspects financiers des réformes. Elles portent sur l'évolution de la relation entre les soignants et les autorités publiques. Les témoignages recueillis dans notre consultation, tout comme les nombreuses réactions exprimées lors du test de proportionnalité et des débats récents dans la presse médicale spécialisée, font apparaître des préoccupations récurrentes :

  • augmentation constante de la charge administrative ;
  • multiplication des obligations de justification ;
  • renforcement des mécanismes de contrôle ;
  • durcissement des sanctions administratives ;
  • développement de dispositifs perçus comme reposant davantage sur la suspicion que sur la confiance ;
  • restriction progressive de l'autonomie thérapeutique ;
  • intervention croissante de l'administration dans l'organisation des soins ;
  • développement de mécanismes de forfaitisation ;
  • standardisation grandissante des pratiques ;
  • pression accrue sur les modes d'exercice indépendants.

Le système de santé belge s'est historiquement construit sur la confiance accordée aux professionnels de santé. Aujourd'hui, de nombreux soignants ont le sentiment que cette confiance est progressivement remplacée par une logique de contrôle, de suspicion et de gestion administrative.

Au-delà des honoraires, c'est le modèle de soins qui est en jeu

Pour beaucoup de professionnels, la question n'est plus uniquement celle des honoraires. Elle est devenue celle du modèle de soins que nous souhaitons pour demain. Un modèle fondé sur la responsabilité professionnelle, l'autonomie clinique, la liberté thérapeutique et la confiance. Ou un modèle où les soins sont de plus en plus pilotés par des contraintes administratives, des objectifs budgétaires et des décisions prises à distance du terrain.

De nombreux professionnels perçoivent ainsi une évolution progressive vers un système davantage centralisé et administré. Cette inquiétude nourrit aujourd'hui une mobilisation qui dépasse largement les intérêts d'une profession ou d'un secteur particulier. La véritable question est simple : Qui soignera les patients demain si les professions de santé continuent à perdre leur attractivité, leur autonomie et leur capacité d'initiative ?

L'UBPS prend acte du mandat donné par le terrain

Face à ces résultats, l'UBPS-BUG estime que le message du terrain ne peut plus être ignoré. L'association engagera immédiatement des contacts avec les organisations représentatives du secteur afin de préparer une mobilisation nationale et d'examiner les modalités d'actions communes.

Nous appelons l'ensemble des organisations représentatives à prendre leurs responsabilités. Après la publication de la loi-cadre. Après les consultations publiques. Après les milliers de réactions du terrain. Après le test de proportionnalité. Il n'est plus possible de faire comme si rien n'avait changé.

L'enjeu concerne l'avenir même de l'exercice indépendant des professions de santé, l'autonomie professionnelle, l'attractivité des métiers et la qualité future des soins.

L'UBPS agira. 

L'UBPS-BUG privilégie l'unité et demeure convaincue qu'une mobilisation commune constituerait le signal le plus fort pouvant être adressé aux autorités. Mais l'absence d'unité ne peut plus servir de prétexte à l'inaction. Les professionnels de santé se sont exprimés. Le terrain a parlé.

L'UBPS-BUG respectera le mandat qui lui a été confié. Avec les autres organisations si elles souhaitent rejoindre le mouvement. Mais, s'il le faut, également seule.

Car lorsqu'il s'agit de défendre l'indépendance des professions de santé, la qualité des soins et l'avenir du système de santé belge, l'inaction n'est plus une option.

Le terrain a parlé.
Il a parlé d'une seule voix.
Cette fois, il devra être entendu.

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96,1% VAN DE GERAADPLEEGDE ZORGVERLENERS VINDT DAT OVERLEG OP ZICH NIET LANGER VOLSTAAT

BUG roept op tot de voorbereiding van een nationale mobilisatie van de gezondheidszorgsector

De publicatie van de kaderwet in het Belgisch Staatsblad vormt een belangrijk keerpunt in de relatie tussen zorgverleners en de overheid.

Maandenlang hebben zorgverleners deelgenomen aan overlegmomenten, gereageerd op openbare raadplegingen en hun opmerkingen bezorgd over de kaderwet en de proportionaliteitstoets.

Duizenden reacties werden ingediend.

Duizenden zorgverleners namen de tijd om deel te nemen aan het debat.

Toch werd de kaderwet gepubliceerd.

Voor veel zorgverleners heeft deze publicatie het vertrouwen in de huidige overlegmechanismen ernstig aangetast.

Daarom rijst vandaag een fundamentele vraag:

Wat is het nut van overleg als de beslissingen blijkbaar al genomen zijn?

 

 

 

1.120 GERAADPLEEGDE ZORGVERLENERS: EEN DUIDELIJKE BOODSCHAP

Om de stemming op het terrein in kaart te brengen, organiseerde de Belgische Unie van Gezondheidswerkers (BUG) een nationale bevraging bij 1.120 zorgverleners, waaronder 787 Franstaligen en 333 Nederlandstaligen.

Gezien de gebruikte verspreidingskanalen — professionele netwerken, vakpers, representatieve organisaties en syndicale netwerken — bestond de groep respondenten hoofdzakelijk uit artsen en tandartsen.

De resultaten laten weinig ruimte voor interpretatie:

76,4% vindt dat een sterke mobilisatie of een nationale staking deel moet uitmaken van de volgende fase van de beweging;
87,5% wenst dat juridische procedures worden opgestart;
67,9% steunt een strategie die nationale mobilisatie combineert met juridische stappen;
Slechts 3,9% vindt dat overleg alleen nog een voldoende antwoord vormt.
96,1% van de respondenten vindt dus dat de tijd van louter overleg voorbij is.

Voor beroepsgroepen die historisch weinig geneigd zijn tot sociale acties, vormt dit een bijzonder sterk alarmsignaal.

ZORGVERLENERS VRAGEN EEN GEZAMENLIJKE REACTIE VAN ALLE GEZONDHEIDSBEROEPEN

Naast de vraag naar mobilisatie komt nog een andere duidelijke boodschap naar voren uit de verzamelde getuigenissen.

De respondenten vragen massaal om een gezamenlijke reactie van alle gezondheidsberoepen.

Huisartsen.

Specialisten.

Tandartsen.

Mondhygiënisten.

Kinesitherapeuten.

Logopedisten.

Verpleegkundigen.

Vroedvrouwen.

Apothekers.

Volgens de zorgverleners gaan de huidige hervormingen veel verder dan de belangen van één specifieke beroepsgroep.

Ze raken aan de toekomst van het Belgische gezondheidszorgsysteem als geheel.

Het terrein vraagt niet alleen om mobilisatie. Het vraagt om een gezamenlijke mobilisatie.

EEN VERTROUWENSCRISIS DIE VERDER GAAT DAN DE KADERWET

De bezorgdheden van zorgverleners beperken zich niet tot de financiële aspecten van de hervormingen.

Ze hebben betrekking op de evolutie van de relatie tussen zorgverleners en de overheid.

De getuigenissen uit onze bevraging, samen met de vele reacties tijdens de proportionaliteitstoets en de recente debatten in de gespecialiseerde medische pers, tonen steeds dezelfde bezorgdheden:

een voortdurende toename van de administratieve lasten;
steeds meer verantwoordingsverplichtingen;
een uitbreiding van controlemechanismen;
strengere administratieve sancties;
maatregelen die meer gebaseerd lijken op wantrouwen dan op vertrouwen;
een geleidelijke beperking van de therapeutische autonomie;
een toenemende inmenging van de administratie in de organisatie van de zorg;
de verdere uitbreiding van forfaitaire financiering;
een groeiende standaardisering van de zorgpraktijk;
een toenemende druk op onafhankelijke beroepsuitoefening.
Het Belgische gezondheidszorgsysteem is historisch opgebouwd op basis van vertrouwen in zorgverleners.

Vandaag hebben veel zorgverleners het gevoel dat dit vertrouwen geleidelijk wordt vervangen door een logica van controle, wantrouwen en administratief beheer.

HET GAAT NIET LANGER ALLEEN OVER HONORARIA, MAAR OVER HET ZORGMODEL VAN MORGEN

Voor veel zorgverleners gaat het debat niet langer uitsluitend over honoraria.

Het gaat over het zorgmodel dat we morgen willen.

Een model gebaseerd op professionele verantwoordelijkheid, klinische autonomie, therapeutische vrijheid en vertrouwen.

Of een model waarin de zorg steeds meer wordt gestuurd door administratieve beperkingen, budgettaire doelstellingen en beslissingen die ver van het terrein worden genomen.

Veel zorgverleners ervaren vandaag een geleidelijke evolutie naar een meer gecentraliseerd en door de overheid aangestuurd systeem.

Deze bezorgdheid voedt een mobilisatie die ruimschoots verder gaat dan de belangen van één beroep of sector.

De fundamentele vraag luidt:

Wie zal morgen nog patiënten verzorgen als gezondheidsberoepen hun aantrekkelijkheid, autonomie en initiatiefvermogen blijven verliezen?

BUG NEEMT KENNIS VAN HET MANDAAT DAT HET TERREIN HEEFT GEGEVEN

Gelet op deze resultaten is de Belgische Unie van Gezondheidswerkers (BUG) van mening dat de boodschap van het terrein niet langer genegeerd kan worden.

De vereniging zal onmiddellijk contact opnemen met de representatieve organisaties van de sector om een nationale mobilisatie voor te bereiden en de mogelijkheden voor gezamenlijke acties te onderzoeken.

Wij roepen alle representatieve organisaties op hun verantwoordelijkheid op te nemen.

Na de publicatie van de kaderwet.

Na de openbare raadplegingen.

Na de duizenden reacties vanuit het terrein.

Na de proportionaliteitstoets.

Kan men niet langer doen alsof er niets veranderd is.

Het gaat om de toekomst van de onafhankelijke beroepsuitoefening in de gezondheidszorg, de professionele autonomie, de aantrekkelijkheid van de beroepen en de toekomstige kwaliteit van de zorg.

BUG ZAL HANDELEN

De Belgische Unie van Gezondheidswerkers (BUG) geeft de voorkeur aan eenheid en blijft ervan overtuigd dat een gezamenlijke mobilisatie het krachtigste signaal zou zijn dat aan de overheid kan worden gegeven.

Maar een gebrek aan eenheid mag geen excuus meer zijn voor stilstand.

De zorgverleners hebben zich uitgesproken.

Het terrein heeft gesproken.

BUG zal het mandaat respecteren dat haar is toevertrouwd.

Samen met andere organisaties, indien zij zich bij de beweging willen aansluiten.

Maar indien nodig ook alleen.

Want wanneer het gaat om de verdediging van de onafhankelijkheid van de gezondheidsberoepen, de kwaliteit van de zorg en de toekomst van het Belgische gezondheidszorgsysteem, is stilzitten geen optie meer.

HET TERREIN HEEFT GESPROKEN.

HET HEEFT MET ÉÉN STEM GESPROKEN.

DEZE KEER MOET ER GELUISTERD WORDEN.

Belgische Unie van Gezondheidswerkers (BUG)
Union Belge des Prestataires de Soins (UBPS)

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