Confiance dans les médicaments, les conseils et la prévention
Les Belges font de plus en plus confiance à leur pharmacien
Les patients belges accordent une grande importance à leur pharmacien en tant que prestataire de soins de santé à bas seuil. C'est ce que révèle un nouveau sondage annuel iVOX commandé par Multipharma. Dans le même temps, l'augmentation de l'inobservance des traitements médicamenteux suscite de plus en plus d'inquiétudes pour des raisons financières.
La pharmacie reste pour de nombreux Belges une valeur sûre lorsqu’ils ont une question liée aux soins de santé. La dernière enquête iVOX, réalisée à la demande de Multipharma, montre que le pharmacien est, après le médecin généraliste, le prestataire de soins que les patients voient et consultent le plus souvent. Pour 64 % des répondants, le pharmacien figure même dans le top trois des professionnels de santé les plus consultés. Ces résultats confirment le rôle central de la pharmacie dans les soins de première ligne, non seulement pour la délivrance de médicaments, mais aussi pour le conseil et la prévention.
Médicaments sans prescription
Pour 76 % des Belges, le conseil personnalisé est la principale raison de se rendre en pharmacie pour l’achat de médicaments sans prescription. Les explications concernant la posologie, les effets indésirables possibles, les interactions avec d’autres médicaments et le moment approprié de la prise sont perçues comme une réelle valeur ajoutée par rapport aux alternatives en ligne. La confiance dans la qualité des médicaments, la sécurité et la disponibilité immédiate jouent également un rôle déterminant.
Parallèlement, l’enquête met en évidence une évolution préoccupante. Quatre Belges sur dix déclarent devoir parfois renoncer à des médicaments pour des raisons budgétaires. Ce chiffre a fortement augmenté par rapport à 2024, où il s’élevait encore à 29 %. Les femmes et les jeunes adultes sont particulièrement touchés : la proportion atteint 45 % chez les femmes et 49 % chez les moins de 35 ans. Le taux reste également élevé dans la tranche d’âge des 35-54 ans. Ces chiffres illustrent à quel point l’accessibilité financière devient de plus en plus un facteur déterminant de l’observance thérapeutique.
En tant qu’organisation coopérative, Multipharma entend répondre à ces enjeux en maintenant l’accessibilité des soins pharmaceutiques. L’organisation réinvestit une grande partie de ses bénéfices dans la formation des équipes officinales, le suivi des patients et l’efficacité organisationnelle. Sa marque propre s’inscrit également dans cette stratégie: proposer des produits de qualité à un prix abordable, tout en garantissant un conseil professionnel.
Rôle préventif
Au-delà des médicaments, la demande en soins préventifs en pharmacie est également en hausse. Plus de 90 % des personnes interrogées souhaitent que la vaccination par le pharmacien - actuellement autorisée par la loi pour la grippe et le covid-19 - soit étendue à d’autres vaccins, notamment contre les pneumocoques et le RSV. En 2025, les pharmacies Multipharma ont déjà administré 63.000 vaccins contre la grippe et 51.000 vaccins contre le covid-19. Les patients reconnaissent également un rôle clair au pharmacien en matière de dépistage, de coaching et de revue de médication, tout en s’attendant à ce que ces services restent en grande partie gratuits.
Cette évolution reflète un changement plus large dans le financement de la pratique pharmaceutique. Les actes de soins sont de plus en plus rémunérés séparément via des honoraires, indépendamment de la vente de médicaments. L’accent se déplace ainsi de la marge sur les produits vers la prestation de soins, ce qui correspond davantage au rôle sociétal du pharmacien.
Des prestataires de soins accessibles et compétents
L’enquête met également en lumière l’utilisation des médicaments au sein des familles. Un Belge sur trois se dit préoccupé par la manière dont ses parents gèrent leur médication. L’oubli ou le mauvais moment de la prise sont perçus comme des risques majeurs. Les outils d’aide, tels que la préparation individuelle de médicaments, restent peu utilisés tant que les personnes vivent de manière autonome. Chez les jeunes aussi, des points d’attention subsistent: un tiers des moins de 35 ans ne termine pas une cure d’antibiotiques et la reprend parfois de sa propre initiative, sans avis médical.
Selon Geert Reyniers, CEO de Multipharma et pharmacien de formation, ces résultats confirment l’importance de soins de première ligne solides. « Un système de soins sous pression a besoin de prestataires accessibles et compétents, proches du patient. Le pharmacien y joue un rôle clé. Le fait que ce rôle soit de plus en plus reconnu tant dans les politiques publiques que dans la pratique ouvre des opportunités supplémentaires pour renforcer la prévention, l’accompagnement thérapeutique et l’usage responsable des médicaments. »
Cette enquête met ainsi en évidence non seulement la confiance que les Belges accordent à leur pharmacien, mais aussi les défis liés à l’accessibilité financière et au bon usage des médicaments. Les soins de première ligne disposent ici d’un levier important pour rapprocher les soins du patient.