Le secteur pharmaceutique belge reste en tête en Europe, mais « de nombreux indicateurs sont dans le rouge »
Le secteur pharmaceutique belge figure toujours parmi les leaders européens, ressort-il de la comparaison annuelle réalisée par la fédération sectorielle pharma.be. L’organisation avertit toutefois que « l’Europe accuse un retard croissant » dans la course mondiale à l’innovation.
La Belgique occupe la première place de l’Union européenne pour les investissements en recherche et développement par habitant. En 2024, ceux-ci s’élevaient à 504,9 euros par habitant, soit près de 40 % de plus que le Danemark, deuxième du classement. Pharma.be souligne néanmoins que cet avantage se réduit d’année en année.
En chiffres absolus, la Belgique a consacré 6 milliards d’euros à la recherche et au développement, ce qui la place en deuxième position derrière l’Allemagne, avec 9,9 milliards d’euros.
Le nombre d’emplois dans le secteur a diminué l’an dernier pour la deuxième année consécutive. Les demandes de brevets biopharmaceutiques ont reculé de 15,3 %, tandis que les exportations ont baissé de 6,8 %.
En matière d’emploi, de productivité et d’exportations, le secteur biopharmaceutique belge se situe également parmi les premiers en Europe. Pharma.be constate cependant que plusieurs indicateurs sont désormais dans le rouge. Le nombre d’emplois dans le secteur a diminué l’an dernier pour la deuxième année consécutive. Les demandes de brevets biopharmaceutiques ont reculé de 15,3 %, tandis que les exportations ont baissé de 6,8 %.
À l’approche des discussions budgétaires, la fédération appelle à faire de la Belgique un pays de référence dans le domaine de la santé et des sciences du vivant. Elle demande notamment aux responsables politiques de considérer les soins de santé comme un investissement « et non comme des coûts qu’il faudrait minimiser ».