Canicule : la saturation guette certains hôpitaux français notamment à Paris
Alors que la France restait écrasée vendredi par une canicule d'ampleur exceptionnelle à l'échelle européenne, les hôpitaux de la capitale montraient des signes de saturation, selon la préfecture de police.
Au total, 72 des 101 départements français ont été déclarés en vigilance rouge jeudi, pic de l'épisode caniculaire que le pays endure depuis cinq jours. Vendredi, les températures resteront caniculaires sur une majeure partie du pays, avec "39 à 41°C attendus d'Auvergne-Rhône-Alpes à la Bourgogne-Franche-Comté", selon le bulletin de 22h00 de Météo-France.
Conséquence: à Paris, "le nombre d'hospitalisations ne cesse d'augmenter", a relevé jeudi soir le préfet de police, Patrice Faure. La préfecture a annoncé interdire la consommation d'alcool sur la voie publique vendredi à partir de midi.

Dans les Hauts-de-France, le Samu a reçu jeudi 30% d'appels de plus que le même jour en 2025, selon la préfecture de région.
La nuit de mercredi à jeudi a été la plus chaude jamais enregistrée en France, a relevé Météo-France. Or, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la nuit est le moment où le corps est censé récupérer, mais si les nuits restent chaudes, cette récupération ne se produit pas.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé jeudi porter la mobilisation du système de santé à son niveau le plus élevé pour qu'il "puisse tenir dans la durée" face à cette vague de chaleur exceptionnelle.
Du sud-ouest au nord-est, 42,2 millions de Français demeureront vendredi dans des zones en vigilance rouge, selon un décompte de l'AFP.
Les chiffres de la surmortalité ne seront connus officiellement que dans quelques mois. Mais des décès sont déjà imputés à la chaleur par certaines préfectures ou les forces de l'ordre.
Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion des énergies fossiles, ont démontré les climatologues.
Morgane Berger