Lait infantile contaminé
Un troisième bébé décède en France
Les autorités sanitaires françaises recensent désormais trois décès de bébés ayant consommé du lait infantile concerné par la récente vague de rappels, a annoncé mercredi le ministère de la Santé, en soulignant qu'aucun lien de cause à effet n'était établi à ce stade.
"Au 11/02/2026, trois signalements de décès de nourrissons ont été portés à la connaissance des autorités sanitaires françaises chez des enfants pour lesquels la consommation de laits infantiles concernés par les retraits-rappels a été rapportée", annonce le ministère sur son site.
"À ce jour, aucun caractère d'imputabilité n'a été établi scientifiquement", rappelle-t-il. "Des enquêtes judiciaires sont en cours pour ces signalements."
Par ailleurs, 14 hospitalisations ont été recensées chez des nourrissons ayant certainement ou peut-être consommé des laits concernés. Le chiffre était jusqu'alors de 11, là encore aucun lien n'étant encore avéré.
Seule la France connaît des décès
L'affaire des laits infantiles dure depuis mi-décembre.
Après un premier rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles dans une soixantaine de pays, dont la Belgique, à cause de la présence potentielle de céréulide, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi par des plus petits acteurs de ce marché en pleine croissance.
Les autorités européennes ont, début février, abaissé les seuils tolérés de céréulide, provoquant une nouvelle vague de rappels alors que cette toxine peut causer des vomissements parfois dangereux chez un nourrisson.
La France est le seul pays européen à avoir enregistré des décès après une consommation avérée des laits concernés. D'autres pays ont, en revanche, signalé plusieurs hospitalisations.