Médecine du travail

 L’absentéisme de longue durée continue d’augmenter en 2025, selon SD WORX

Le spécialiste RH SD WORKS a examiné le cas de 1,2 million de travailleurs prestant auprès de 37.000 employeurs. Seul l’absentéisme de longue durée continue d’augmenter alors que l’absentéisme de courte et moyenne durée diminue. Le coût de la maladie continue d’augmenter notamment en raison de "contributions de solidarité" les 1er et 2e mois. 

SD WORX

« Moins de deux travailleurs sur trois (65 %) ont été absents au moins un jour pour maladie de courte durée au cours de l’année. La part des travailleurs absents pour maladie de plus d’un mois tombe juste en dessous de 13 %. Près d’un travailleur sur trois (30 %) n’a connu aucune absence de courte ou moyenne durée en 2025, une amélioration par rapport à l’année précédente. »

Toutefois, plus d’une journée de travail sur dix est toujours perdue à cause de maladies (10,14 %) et les coûts liés continuent d’augmenter. De grandes différences se manifestent selon le secteur et la taille de l’organisation.

Moins de malades (de longue durée)  

Thomas Lesseigne, Advanced Legal HR Consultant chez SD Worx (photo) explique : « L’année 2025 a commencé difficilement, avec des chiffres liés aux maladies élevés en janvier et février, probablement en raison d’une vague de grippe exceptionnellement forte et longue cette année-là. Dès mars, nous observons cependant une nette baisse, avec moins de travailleurs malades de courte durée. En octobre, le pourcentage mensuel d’absents pour maladie a de nouveau atteint 18 %, mais ce pic était inférieur à celui de 2024 (…) Pour les travailleurs absents plus d’un mois mais moins d’un an, le nombre de malades est chaque mois inférieur à celui de la même période l’année précédente à partir de mai ».

SD WORX
Thomas Lesseigne, Advanced Legal HR Consultant chez SD Worx.

Les absences pour maladies de courte et moyenne durée se comptent en 17,2 jours en moyenne en 2025 contre 18,3 jours en 2024. Toutefois, plus d’un travailleur sur huit est absent plus d’un mois.

Contribution de solidarité

Le coût pour l’employeur continue d’augmenter en raison de la contribution de solidarité qui concerne les 2e et 3e mois d’absence, une mesure censée être dissuasive et « responsabiliser » l’entreprise.  « En 2025, le coût direct de l’absentéisme de courte durée atteint en moyenne 160 000 euros pour une organisation de 100 travailleurs. » Ce coût risque de croître encore en raison des nouvelles contributions de solidarité pour les absences de plus d’un mois. Selon des simulations réalisées par SD WORX, ces augmentations se monteront à plusieurs centaines de milliers d’euros en plus pour les cas d’absentéisme moyen élevé, avec des différences selon les secteurs.

« Depuis le 1er janvier 2026, les employeurs comptant au moins 50 travailleurs doivent également contribuer financièrement à l’indemnité de maladie pendant le deuxième et le troisième mois d’incapacité de travail. » La contribution de responsabilité n’est pas négligeable puisqu’elle se monte à 30% de l’indemnité perçue via la mutuelle.

Les absences de plus d’un an augmentent à nouveau en 2025

« Chaque année, la part des travailleurs absents plus d’un an continue d’augmenter dans le secteur privé : en 2025, elle atteint 3,14 %. Cela représente une augmentation relative de 18 % par rapport à 2020, où elle était de 2,65 %. Les absences de longue durée sont également responsables de la majeure partie des journées de travail perdues : 3,86 %, soit une nouvelle hausse par rapport à 3,75 % en 2024. »

Comme attendu, les PME affichent les taux d’absentéisme les plus bas. « Dans les PME de moins de 20 travailleurs, près de la moitié (45 %) n’a pas été malade une seule journée de courte durée en 2025. Dans les grandes organisations de plus de 500 travailleurs, cela concerne encore un travailleur sur trois. »

Dans les petites structures, les malades de moyenne durée sont également moins nombreux : un sur dix contre un sur sept (entreprises de 500 travailleurs) et un sur six (entreprises de plus de 1.000 travailleurs).

Moins de malades dans les PME

Concernant les malades de longue durée, ils sont plus du double dans les plus grandes entreprises par rapport aux entreprises de moins de 20 travailleurs. « En 2025, cette part d’absents de longue durée a encore augmenté dans les organisations de plus de 250 travailleurs, alors qu’elle a diminué dans les plus petites. »

SDWORX

L’explication donnée par SD WORX est que dans les PME, les patrons sont plus « proches » des travailleurs. Mais il y a vraisemblablement aussi un effet de solidarité : dans les petites structures, on a davantage de scrupules à « laisser tomber » son équipe. La proximité avec le patron peut aussi entraîner davantage de « peur » de lui annoncer son absence. Mais ceci n’entre pas dans les statistiques de SD WORX.

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Écrit par N.d.P.15 janvier 2026

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