Paysage hospitalier dans le Namurois
Voici comment le CHRSM compte se réinventer
Le CHR Sambre et Meuse (CHRSM), repris l'an dernier par Solidaris, s'engage dans une évolution progressive de son organisation des soins d'ici les trois prochaines années. Son conseil d’administration a adopté, ce lundi 20 avril, un projet de transformation qui se veut complémentaire entre les deux sites hospitaliers de Namur et Auvelais (Sambreville). L'ambition est claire : proposer une offre de soins mieux adaptée aux besoins, notamment dans le futur, des patients du Namurois.
Première information, qui met fin à certaines craintes et rumeurs: l'activité hospitalière ne disparaîtra pas à Auvelais. Le site Sambre va développer un modèle centré sur la prise en charge ambulatoire, la santé mentale et la revalidation à l’horizon 2030.
L’hôpital de jour et les consultations spécialisées y occuperont une place centrale, avec un agrandissement des espaces dédiés (de 2.000 à 3.000 m²).
Concentrer les expertises
Le pôle 'santé mentale' sera renforcé, "en réponse à des besoins en forte croissance", souligne le CHRSM par voie de communiqué. Le plateau technique, qui compte notamment l’imagerie et les activités de laboratoire, demeurera pour conserver une offre de proximité pour les patients de cette partie de la province. L’évolution du site d'Auvelais s’accompagnera d’une adaptation des urgences, différentes options doivent être analysées pour voir comment assurer les soins urgents non vitaux.
« Cette évolution traduit une volonté claire : concentrer les expertises là où elles apportent le plus de valeur pour les patients. Le développement de la revalidation s’inscrit notamment dans cette logique, en permettant d’offrir des prises en charge spécialisées, coordonnées et adaptées aux besoins actuels de la population », explique le Dr Edouard Hosten, directeur médical.
Un seul conseil médical
L’articulation avec le site Meuse constituera un maillon essentiel de la transformation en misant sur la transversalité, tant du personnel que des compétences, et une bonne organisation des transports pour assurer la continuité des soins. "Cette évolution s’inscrit dans la continuité des dynamiques déjà à l’œuvre, comme le pôle 'femme - mère - enfant' et la Clinique du sein", poursuit le communiqué.
Au niveau des instances, un conseil médical unique doit être mis en place lors des prochaines élections médicales, fin septembre. Le CHRSM assure par ailleurs que sa transformation se fera "en lien étroit avec la première ligne de soins" et que l'objectif est de maintienir le volume global d’emplois.
Pédiatrie et revalidation, premières concernées
Concrètement, la première étape concernera la pédiatrie, qui va évoluer vers un modèle ambulatoire dès la fin de l'été prochain : l’unité actuelle deviendra une unité d’hospitalisation de jour (hospitalisation classique continue uniquement sur le site Meuse au sein du pôle 'femme - mère - enfant') et il y aura davantage de consultations pédiatriques spécialisées.
En revalidation, les travaux de modernisation ont déjà débuté. D’ici la fin de l’année sera lancé le chantier pour agrandir et rénover les espaces de consultation. À terme, un hall d’accueil entièrement repensé doit offrir aux patients "un parcours plus fluide et une expérience nettement améliorée".