Cinq priorités pour une industrie pharmaceutique forte en Belgique
Lors de la célébration du 60e anniversaire de pharma.be, le Premier ministre Bart De Wever s’est montré déterminé à préserver la place de la Belgique en tant que « Pharma Valley ». Il a souligné cinq priorités.
Dans le prolongement de la déclaration sur les sciences de la vie, le Premier ministre plaide pour une stratégie commune dans le cadre de laquelle le gouvernement fédéral, les Régions et le secteur pharmaceutique élaboreront ensemble des mesures concrètes. L’Observatoire du secteur pharmaceutique, qui a repris ses activités, devra formuler des recommandations. « Je suivrai personnellement ce dossier », a-t-il affirmé.
Pour que la Belgique reste attractive en matière d’investissements et de recherche clinique, les patients doivent pouvoir accéder rapidement aux nouveaux traitements. Pour De Wever, le renforcement de l’écosystème existant — entreprises, universités, chercheurs et hôpitaux — constitue une priorité politique.
Fragmentation
Les règles doivent garantir la sécurité et la confiance, tout en stimulant l’innovation. « L’approbation des études cliniques doit notamment être accélérée. » Selon le Premier ministre, la Belgique a déjà fait des progrès dans la bonne direction, mais reste encore loin des délais atteints, par exemple, par la Chine. « L’Europe doit elle aussi accélérer ses procédures pour rester compétitive à l’échelle internationale. »
Le Premier ministre estime que le rôle de l’Europe ne devra pas être sous-estimé à l’avenir. Il plaide pour un marché européen unique, plus fort dans le cadre d’un commerce international ouvert. « La fragmentation en 27 marchés nationaux affaiblit l’Europe face à la Chine et aux États-Unis. Une intégration européenne accrue, des évaluations communes et de nouveaux accords de libre-échange doivent renforcer le secteur face au protectionnisme et aux pressions géopolitiques. »
Enfin, De Wever plaide pour une véritable union des marchés des capitaux, afin d’accroître les financements disponibles pour les entreprises et les start-ups européennes. « Il y a du capital en Europe, mais il part trop souvent vers les États-Unis. Nous devons veiller à ce que cet argent européen soit investi en Europe. »
Lire l’interview de Caroline Ven en pages 6-7