Bronchiolite : l’H.U.B lance sa campagne d’immunisation des nourrissons contre le VRS
L’Hôpital universitaire de Bruxelles (H.U.B) organisera du 1er septembre au 31 octobre une campagne d’immunisation contre le virus respiratoire syncytial (VRS) à l’Hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) et à l’Hôpital Erasme. L’objectif est de protéger les nourrissons avant le début de la période de forte circulation du virus.

Chaque hiver, le VRS constitue la principale cause de bronchiolite chez les nourrissons et l’une des causes importantes d’hospitalisation dans cette tranche d’âge. Pour limiter les formes graves, l’H.U.B propose une immunisation par anticorps monoclonaux aux enfants concernés.
La campagne vise en priorité les bébés nés entre le 16 mars et le 30 septembre 2026. Les parents peuvent déjà prendre rendez-vous pour les consultations pédiatriques organisées spécifiquement à l’HUDERF et à l’Hôpital Erasme.
« Le VRS reste une cause importante d’hospitalisation chez les nourrissons pendant l’hiver. Les données dont nous disposons aujourd’hui montrent que l’immunisation permet de réduire très nettement ce risque » - Pre Françoise Vermeulen, directrice du service de pédiatrie de l’H.U.B.
Certains enfants nés avant le 16 mars peuvent également entrer dans les critères s’ils présentent des facteurs de risque particuliers. Dans ce cas, l’H.U.B recommande aux parents de vérifier l’indication avec leur pédiatre.
« Le VRS reste une cause importante d’hospitalisation chez les nourrissons pendant l’hiver. Les données dont nous disposons aujourd’hui montrent que l’immunisation permet de réduire très nettement ce risque », souligne la Pr Françoise Vermeulen, directrice du service de pédiatrie de l’H.U.B. « L’enjeu est donc de protéger les bébés au bon moment, avant qu’ils ne soient exposés au virus. »
Des anticorps directement administrés au bébé
L’H.U.B rappelle que cette immunisation ne doit pas être confondue avec une vaccination classique. Le principe consiste à administrer directement au nourrisson, par injection intramusculaire, des anticorps dirigés contre le VRS.
La protection est donc rapidement disponible après l’injection et vise à couvrir la saison de circulation du virus. Les enfants déjà nés peuvent être immunisés avant ou au début de l’automne. Ceux qui naissent pendant la saison du VRS peuvent recevoir l’injection dès la naissance, idéalement à la maternité.
Une autre stratégie est possible : la vaccination de la mère pendant la grossesse. Celle-ci entraîne la production d’anticorps maternels, qui passent ensuite au fœtus via le placenta et protègent le nouveau-né pendant ses premiers mois.
Les deux approches poursuivent le même objectif mais reposent sur des mécanismes différents. En principe, précise l’H.U.B, une seule de ces stratégies est nécessaire pour protéger l’enfant.
Une infection parfois sévère chez les plus petits
Très contagieux, le VRS circule surtout en automne et en hiver. Il se transmet par les gouttelettes respiratoires mais aussi par les mains et les surfaces contaminées.
Chez la plupart des enfants, l’infection reste bénigne. Chez les nourrissons les plus jeunes ou fragiles, elle peut cependant provoquer des difficultés respiratoires et alimentaires suffisamment importantes pour nécessiter une hospitalisation.
L’immunisation est largement remboursée par l’INAMI pour les enfants qui remplissent les conditions prévues. Seul le ticket modérateur reste alors à charge des familles.
La campagne se déroulera du 1er septembre au 31 octobre 2026 à l’HUDERF et à l’Hôpital Erasme.