Implants remboursés, épilepsie, apnée : le choix de l’hôpital peut être déterminant
Le remboursement de certains implants et dispositifs médicaux invasifs dépend aussi de l’établissement dans lequel l’intervention est pratiquée, rappelle l’INAMI. Celui-ci met à jour en permanence les listes des hôpitaux répondant aux conditions requises.
Une indication médicale et un dispositif reconnu ne suffisent pas toujours pour obtenir un remboursement. Dans plusieurs domaines spécialisés, l’assurance obligatoire soins de santé n’intervient que si l’implant est placé dans un hôpital répondant à des critères précis.
Ces conditions peuvent concerner l’établissement, le service, l’équipe médicale, le spécialiste ou une collaboration entre plusieurs hôpitaux. Elles figurent dans la liste des implants remboursés, consultable dans la base de données sIMPL.
De la neurostimulation à la cardiologie
En neurochirurgie, des listes distinctes existent pour la neurostimulation dans la maladie de Parkinson, le tremblement essentiel, les troubles obsessionnels compulsifs, certains mouvements anormaux, l’algie vasculaire de la face et le syndrome douloureux régional complexe.
Pour l’épilepsie réfractaire, l’ancienne liste a cessé de s’appliquer le 31 octobre 2024. Il faut désormais consulter celle des centres spécialisés reconnus comme centres de référence.
Le même principe vaut pour le traitement de l’apnée obstructive du sommeil par stimulation du nerf hypoglosse et pour la neurostimulation utilisée dans certains dysfonctionnements des voies urinaires inférieures.
La cardiologie rassemble de nombreux dispositifs soumis à ces conditions : assistance ventriculaire, réparation percutanée de la valve mitrale, implantation d’une valve aortique par TAVI, fermeture de l’auricule gauche ou athérectomie rotationnelle coronaire. Certaines prestations doivent être effectuées dans un réseau ou une collaboration hospitalière plutôt que dans un établissement isolé.
Pour les stimulateurs cardiaques et les interventions coronaires classiques, l’INAMI ne tient toutefois plus de listes propres. Il renvoie désormais aux agréments délivrés par les autorités compétentes.

Des traitements très spécialisés
En chirurgie digestive, le remboursement de l’ablation par radiofréquence des dysplasies de l’œsophage de Barrett dépend du respect de critères applicables à l’hôpital et au spécialiste. La liste actuellement publiée, actualisée le 13 août 2026, concerne le régime en vigueur depuis le 1er mars 2025.
Des listes existent également pour le traitement de l’incontinence fécale, la pose de certaines endoprothèses vasculaires et l’utilisation de valves endobronchiques.
En orthopédie, elles concernent notamment la reconstruction de larges défauts osseux, l’ancrage d’une prothèse externe, les tiges magnétiques destinées à la colonne vertébrale et les clous permettant l’allongement progressif du tibia ou du fémur.
Une vérification indispensable
L’INAMI ne publie pas encore de liste pour l’ophtalmologie, la gynécologie, la chirurgie plastique et reconstructive ou la chirurgie générale. Cela ne signifie pas que les dispositifs concernés ne sont pas remboursés, mais qu’aucune liste hospitalière comparable n’existe actuellement pour ces domaines.
Avant une intervention spécialisée, il faut donc vérifier si l’implant, l’indication médicale et l’établissement répondent aux conditions. Cette démarche relève normalement de l’équipe médicale et du service de facturation. Les listes actualisées sont disponibles sur le site de l’INAMI.