Syndicats et associations de défense : où êtes-vous ?
L’UBPS souhaite interpeller publiquement les syndicats médicaux et les associations professionnelles de défense. Une question fondamentale se pose aujourd’hui : écoutez-vous encore réellement vos membres ?
Une opinion de l'UBPS

Au fil des années, beaucoup d’organisations se sont institutionnalisées. À force de compromis permanents, elles semblent avoir progressivement perdu leur rôle premier : défendre avec fermeté l’indépendance des professionnels de santé et les valeurs fondatrices des professions libérales.
La future loi-cadre constitue un tournant majeur. Si aucune réaction forte et coordonnée n’émerge, elle sonnera le glas des syndicats et associations traditionnels tels que nous les avons connus. Nous nous dirigeons vers une étatisation croissante du système de soins, et il devient désormais difficile de le nier.
Aujourd’hui encore, les organisations représentatives disposent d’un pouvoir d’influence. Pourtant, ce pouvoir n’est pas utilisé à la hauteur des enjeux. Demain, une fois la loi-cadre adoptée, leur marge d’action sera encore plus réduite. Que restera-t-il alors de leur capacité de défense ?
À vouloir préserver une place dans le système, certaines organisations ont perdu de vue les principes fondamentaux de liberté professionnelle, d’autonomie de pratique et de défense des intérêts de leurs membres.
Nous avons le sentiment que certaines structures se limitent progressivement à des activités de formation, de gestion administrative ou d’accompagnement institutionnel, abandonnant peu à peu leur mission essentielle de représentation et de protection des praticiens.
Les mécanismes de financement et les subsides liés au conventionnement ont contribué à modifier l’équilibre des priorités. À vouloir préserver une place dans le système, certaines organisations ont perdu de vue les principes fondamentaux de liberté professionnelle, d’autonomie de pratique et de défense des intérêts de leurs membres.
Il est désormais temps de se mobiliser et de mettre fin à des compromis qui n’en sont plus réellement.
Les professionnels de terrain attendent des positions claires, du courage et une véritable indépendance. À défaut, beaucoup finiront par se demander si d’autres intérêts — institutionnels ou personnels — ne prennent pas aujourd’hui le pas sur la défense des membres.
L’UBPS appelle à un réveil immédiat
Les années qui viennent seront décisives. D’ici 2028, les risques sont majeurs. Si aucune réaction forte n’intervient maintenant, il sera trop tard.
Ce sera la disparition progressive des associations et syndicats traditionnels au profit d’un modèle entièrement administré.
L’UBPS refuse cette évolution et appelle l’ensemble des acteurs de terrain à reprendre pleinement leur rôle de défense, avant qu’il ne soit définitivement vidé de sa substance.