Ebola : une épidémie « extrêmement grave et complexe », affirme le directeur de l’OMS
Le Congo est confronté à une épidémie du virus Ebola « extrêmement grave et complexe », a déclaré le patron de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Entre-temps, sept contaminations confirmées ont été recensées en Ouganda.
« La situation va probablement d’abord empirer avant de s’améliorer », écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il appelle également les pays voisins à réagir immédiatement.
Le nombre de contaminations présumées par le virus mortel Ebola au Congo a dépassé les 900, a indiqué Ghebreyesus. Parmi celles-ci, 101 ont été confirmées. Plus de 200 personnes sont déjà mortes d’Ebola.
« Nous renforçons en urgence les opérations, mais à l’heure actuelle, l’épidémie progresse plus vite que nous », a déclaré le patron de l’OMS lors d’un conseil ministériel organisé par le Centre africain de contrôle des maladies, Africa CDC. Le directeur de l’OMS souhaite se rendre mardi au Congo.
Nouveaux cas en Ouganda
En Ouganda, deux nouvelles contaminations confirmées par le virus Ebola ont été enregistrées. C’est ce qu’a annoncé lundi le ministère de la Santé. Il s’agit de travailleurs de la santé d’un établissement privé situé dans la capitale, Kampala. Ils reçoivent actuellement un traitement médical. Toutes les personnes avec lesquelles ils ont été en contact font l’objet d’un suivi.
Le pays voisin du Congo, où le virus est apparu dans la province de l’Ituri, compte désormais sept contaminations confirmées.
Incidents dans un hôpital
En République démocratique du Congo, des incidents ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi dans un hôpital situé à l’épicentre de l’épidémie d’Ebola. Des jeunes ont pénétré dans l’hôpital et voulaient récupérer le corps d’un homme catholique, probablement un responsable religieux, décédé d’Ebola. Des soldats sont intervenus et ont dispersé les jeunes à l’aide de tirs de sommation.
Vendredi soir, un incident s’était déjà produit dans la même ville. Des inconnus avaient incendié une tente d’isolement. Aucun blessé n’avait été signalé. Et samedi, des inconnus ont lancé des projectiles contre la voiture d’un employé de l’hôpital.