Projets d’innovation

Kinés, logopèdes, sages-femmes

davantage de prestataires de soins pourront effectuer des consultations vidéo

À partir du 1er juillet, les kinésithérapeutes et les sages-femmes pourront effectuer des consultations par vidéo. Un mois plus tard, cela s’appliquera également aux logopèdes. 

Filip Ceulemans - 15 mai 2026

Videoconsultatie kine - vroedvrouw - logopedist

La possibilité de pratiquer des consultations vidéo existe déjà depuis plus longtemps chez les médecins. Le ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), souhaite étendre ce système, au cours des prochains mois, à plusieurs autres prestataires de soins. Selon le ministre, les consultations vidéo permettent de « fournir des soins de qualité, où les contacts physiques peuvent, lorsque cela est possible, être alternés avec des consultations vidéo de suivi ». Cela réduit la pression sur les prestataires de soins, les patients pouvant être aidés plus facilement.

« Les consultations vidéo à distance constituent un complément utile aux soins. Lorsqu’elles sont bien organisées, tout le monde y gagne. Pour les prestataires de soins, cela entraîne moins de rendez-vous manqués. Pour les patients, cela permet un meilleur suivi. Les soins ne sont pas interrompus par des agendas chargés ou des déplacements difficiles », a déclaré M. Vandenbroucke. L’extension approuvée par le ministre concerne trois disciplines qui entretiennent un lien étroit avec le patient : les kinésithérapeutes, les logopèdes et les sages-femmes.

Liberté de choix et conditions

« Grâce à ces mesures, nous permettons aux parents de faire suivre leur enfant à domicile par un logopède. Les sages-femmes pourront rassurer et accompagner plus rapidement les femmes enceintes sans que celles-ci doivent se déplacer. Les personnes âgées souffrant de douleurs articulaires, qui ne savent pas quels exercices peuvent les aider, pourront également bénéficier d’un accompagnement de cette manière », explique M. Vandenbroucke en donnant, pour chacune des trois disciplines, un exemple de l’utilisation possible des consultations vidéo. « Mais c’est le patient qui conserve la liberté de choix. S'il préfère une consultation physique, elle doit rester prioritaire. Nous rendons désormais simplement l’option à distance systématiquement possible. »

Pour les kinésithérapeutes, le nouveau système comprend à la fois l’organisation de consultations vidéo (traitements à distance) et le suivi à distance (suivi d’un patient au moyen de questionnaires validés et/ou de mesures de paramètres physiologiques et fonctionnels pertinents transmis numériquement). L’utilisation de ces deux méthodes est toutefois soumise à plusieurs conditions. Afin de pouvoir entamer un traitement par vidéo, le patient doit par exemple avoir suivi au préalable au moins une séance de traitement kinésithérapeutique en présentiel auprès du kinésithérapeute qui initie le traitement à distance. Le nombre de traitements vidéo est limité à deux séances consécutives. Lorsqu’un médecin mentionne explicitement sur la prescription qu’aucun traitement vidéo ne peut être mis en place, le kinésithérapeute ne peut pas aller à l’encontre de cette indication.

Jeunes enfants

Le suivi à distance ne peut être prescrit que pour une période de sept jours. Durant cette période, le patient et le kinésithérapeute doivent tous deux avoir utilisé, à trois jours différents, les applications prévues d’information et de communication. Au cours de cette même période, il doit également y avoir au moins un contact vidéo. Comme pour la consultation vidéo, la prescription du médecin ne doit pas mentionner explicitement que le traitement peut se dérouler à distance, mais cette mention est requise si le traitement ne peut pas être effectué à distance.

Chez les sages-femmes, un traitement par vidéo peut représenter une valeur ajoutée lorsqu’il existe des besoins de soins rapides après un accouchement. La première consultation doit toutefois avoir lieu en présentiel, après quoi un maximum de deux consultations consécutives à distance peut être réalisé.

Chez le logopède, un patient peut bénéficier d’un maximum de dix séances consécutives à distance par vidéo (environ un mois de traitement). Comme pour les sages-femmes, une séance physique préalable est requise. Les évaluations se déroulent également en présentiel. Certaines restrictions existent : un traitement par vidéo n’est pas possible chez les enfants de moins de quatre ans. Outre la première séance et la séance d’évaluation, la séance de bilan ainsi que les séances collectives ne peuvent pas non plus avoir lieu par vidéo.

Pour les trois disciplines, le patient conserve toujours le libre choix d’accepter ou non ce type de traitement. Le système entrera en vigueur le 1er juillet pour les kinésithérapeutes et les sages-femmes, et le 1er août pour les logopèdes.

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